La Vénus de Milo du musée du Louvre
Considérée par certains comme l’œuvre
la plus mystérieuse du musée du Louvre, la Vénus de Milo nous cache encore bien des secrets à découvrir. Comme par exemple son auteur, la date précise de sa fabrication ou la forme de ses bras lors de sa création.
La statue :
La Vénus de Milo a été découverte sur une île grecque, l'
île de Milos, en 1820 par un Français nommé Olivier Voutier, un officier la marine française. C'est une représentation de la déesse grecque Aphrodite, qui dans la mythologie romaine, s'appelle Vénus, d'où son nom Vénus de Milo. Vénus est la déesse de l'amour dans la mythologie romaine. Dans la mythologie grecque, la déesse de l'amour se nomme Aphrodite. À cette époque, il était courant de représenter la déesse Vénus avec une pomme, c'était l'un des symboles qui accompagne souvent la déesse Vénus.
La statue de la Vénus de Milo après sa restauration en 2010 (
source).
Elle est composée de
marbre de Paros, un marbre d'une couleur blanche très pure. Paros est une île grecque située à environ 60 kilomètres de l'île de Milos, les deux îles appartiennent à l'archipel des Cyclades en Grèce. Elle aurait été sculptée, pendant l'Antiquité, entre 150 et 125 av. J.-C.
Elle mesure 2 mètres et 4 centimètres, mais on ne connaît pas précisément qui est son auteur.
La découverte :
Elle a été retrouvée dans une petite chambre souterraine, qui était peut-être un ancien gymnase grec. À côté de la statue, dans un moins bon état de conservation, on a retrouvé la main de la statue tenant une pomme. En langue grec « milo » signifie pomme, c'est donc aussi le nom de l'île où elle a été retrouvée, qui s'écrit aujourd'hui « Milos ». Nous devons la découverte de cette statue à
Olivier Voutier et un paysan local nommé
Théodoros Kendrotas.
Portrait du colonel Olivier Voutier (
source).
Le paysan qui cherchait des blocs de marbre déjà taillés fut le premier à voir la statue. Olivier Voutier qui faisait des fouilles archéologiques dans les environs s'empressa de venir l'aider. Dans la chambre souterraine, se trouvaient également
des fragments des parties manquantes de la statue, ainsi qu'un pilier surmonté de la tête d'Hermès et un autre pilier surmonté de la tête d'Héraclès.
Dessin d'Olivier Voutier lors de la découverte de la Vénus de Milo (
source).
Construction et réparation :
La statue a été volontairement construite en deux parties distinctes, séparée au niveau de la taille et assemblée à l'aide de tige métallique. Une pratique courante à cette époque. En effet, il était moins coûteux et plus facile de sculpter des statues en deux morceaux, car l'on pouvait utiliser des blocs de marbre plus petits.
Les statues à cette époque portaient souvent
des bijoux en ornement. On a retrouvé des marques sur la statue qui vont dans ce sens. Notamment, des trous au niveau des oreilles, pour des boucles d'oreilles et d'autres trous dans les cheveux, ce qui laisse supposer qu'elle portait une tiare.
Dessin de la Vénus de Milo par Debay et publié par F. de Clarac (
source).
La statue a été
restaurée plusieurs fois depuis sa découverte. Son nez, qui été cassé, a été reconstruit avec du plâtre. Les bras quant à eux n'ont pas été restaurés et on s’interroge toujours sur la position qu'ils pouvaient avoir. Il lui manque les deux bras, un pied et une partie du socle qui comportait des inscriptions.
Une anecdote intéressante :
Un fragment du socle à la base de la statue avec le nom de l'auteur avait été retrouvé. Le nom de l'auteur n'était pas complètement lisible, mais on pouvait lire
des inscriptions sur la ville d'origine de l'auteur. Il est intéressant de savoir que ce fragment a
disparu bien des années plus tard, alors qu'il se trouvait déjà au musée du Louvre...
Zoom sur le socle de la Vénus de Milo, dessin de Debay, publié par F. de Clarac (
source).
La statue arrive en France :
La France a acheté la Vénus de Milo dans le but de faire plaisir au roi de France Louis XVIII et pour compenser la restitution par le musée de deux joyaux du Louvre : la
Vénus de Médicis et l’
Apollon du Belvédère. En 1921, la Vénus de Milo arrive à Paris par la voie fluviale.
La dernière restauration date de 2010, la statue vous attend dans toute sa splendeur au
musée du Louvre de Paris.